Les premiers bateaux
En 1882, les « Yoles-gigues », ces grandes embarcations prévues pour deux rameurs et trois passagers, maintenant conservées à titre de vestiges par certaines sociétés des bords de Marne, Nogent et Joinville entre autres, étaient très appréciées des meldois et furent les premiers bateaux du Cercle Nautique de Meaux qui naquit voici plus de cent vingt ans. A vrai dire, à cette époque, les activités du club se limitaient à des promenades nautiques en famille. Et si les rameurs se livraient à une lutte amicale, c'était dans le seul but d'impressionner les belles dames en voilettes qui riaient sous leurs ombrelles.
Des champions
Mais en 1901, la loi sur les associations dota le Cercle Nautique de Meaux d'un règlement, toujours en vigueur d'ailleurs, et c'est à cette époque que le C.N.M. devint un véritable club sportif.
L'aviron, en cette époque où les sports étaient plus rares qu'aujourd'hui, était l'un de ceux qui connaissaient le plus de succès. Le C.N.M. n'eut pas de mal à recruter ses premiers rameurs et, cinq ans après sa création, cueillait ses premiers lauriers. Et pas n'importe lesquels ! Le club profite de cette renommée et recrute de nombreux jeunes rameurs. Jusqu'à la guerre, les victoires s'accumulent. La guerre, bien entendu, va stopper les activités du Cercle Nautique de Meaux qui redémarre en 1920. Affilié à la Fédération Brie-Champagne, Lorraine, Alsace, le C.N.M. va accumuler les succès entre 1923 et 1930.
Des présidents sportifs
Les présidents se succèdent ... les champions aussi. En 1930, les efforts incessants du nouveau bureau vont, après bien des démarches, permettre la construction d'un nouveau garage, construit sur la plage de Meaux, avec vestiaires, douches, salle de culture physique et plusieurs dépendances. En 1932, le C.N.M. abandonne donc le garage trop vétuste de la rue Madame Dassy, et traverse la Marne vers ses nouveaux locaux. Sur le plan sportif, toujours le même succès.
Des régates sur la Marne
En juillet 1939, Le Cercle Nautique de Meaux organise de grandes régates sur la Marne auxquelles participent 300 rameurs. Sur les 16 épreuves au programme, le C.N.M. en dispute « huit », participe aux huit finales et en remporte deux. Mais les vedettes du jour sont les redoutables rameurs de Lagny qui gagnent onze épreuves.
La guerre
Mais quelques semaines plus tard, le C.N.M. est plongé, comme le monde entier, dans la tourmente. Pourtant, une poignée de jeunes va tenir courageusement la barre du C.N.M pendant cette période difficile et va s'efforcer au moins de préserver le matériel. Ils y parviendront en grande partie mais ne pourront éviter la destruction par les Allemands et pour des raisons militaires de quelques embarcations non démontables et donc très difficiles à cacher.
Aviron et rugby
1945 : La guerre est finie. C'est le grand retour et les retrouvailles de tous les membres du club qui reprennent aussitôt l'entraînement. Dès septembre, avec neuf équipiers anciens rugbymen à l'époque, on faisait du rugby l'hiver et de l'aviron l'été. Les dirigeants du CNM redonnent vie à la section de rugby de Meaux et lui permettent de récupérer le stade de la route de Trilport, attribué au football par les Allemands qui ignoraient totalement le rugby.
Un entraîneur national
Les victoires reviennent. Puis, en 1946, grâce à l'appui du conseil municipal, le C.N.M. touche, au titre des dommages de guerre, un superbe « huit » et un « quatre ». C'est à la même époque qu'arriva à Meaux M. Garnier, entraineur national d'aviron. Une aubaine pour le club local. Du coup, les victoires revinrent et allongèrent un palmarès déjà riche. Puis c'est la grande équipe de « huit » qui s'impose à Compiègne, Soissons, Courbevoie et termine deuxième de la Traversée de Paris. Dans cet atmosphère de succès et stimulés par la création de la plage, des jeunes viennent enrichir l'effectif du club et lui donner un nouvel essor. Une baisse d'effectifs
Mais les goûts des jeunes (et des moins jeunes) évoluent. Les premiers se détournent de l'aviron pour pratiquer de sports plus populaires (ou moins durs), attirés par les gymnases qui se construisent un peu partout. Les adultes eux, sont accaparés par la voiture, la télévision, et participent beaucoup moins à la vie associative. Le Club Nautique connaît donc, à partir de 1970, un manque d'effectifs, tant en encadrement qu'en pratiquants. Pourtant, une poignée de « mordus » tient le club à bout de bras.
La croissance
Dans les années 80, quelques jeunes rameurs ajoutent de nombreux succès au palmarès. II est encourageant de voir que des jeunes viennent assurer la relève du doyen des clubs meldois. Après une période difficile, c'est peut-être l'espoir pour les années qui viennent, de nouveaux titres de champions de France pour des bateaux meldois. En somme, le Cercle Nautique de Meaux est un centenaire en pleine croissance.
Un sauveur
Pillé, incendié, le club avait bel et bien failli se saborder. L'incendie criminel du 21 juillet 1996 avait laissé des traces sans pour autant décourager la centaine de licenciés. Malgré le préjudice énorme (22 bateaux détruits) chacun avec ses moyens entreprit alors l'opération sauvetage. Le cercle nautique compte 142 licenciés et les demandes continuent d'affluer. « Cela me fait énormément plaisir après le drame qui avait secoué tout le monde. II y a eu chez nous une prise de conscience collective de tous nos jeunes. Ceux-là ont vécu des entraînements à la dure sur le port autonome dans un local sans chauffage sans sanitaires. Moi même je n'y croyais pas du tout je me disais que la majorité allait céder au découragement. C'est cet état d'esprit remarquable qui m'a touché et encouragé à poursuivre l'½uvre entreprise. »
Des locaux neufs
Le bâtiment grâce au remarquable travail des services techniques est superbe, fonctionnel et sécurisant. Pour la première fois dans l'histoire du club le président y possède un bureau. Le club possède 52 embarcations dont 12 bateaux neufs. Y compris ce fameux huit offert par la ville. Meaux, cette année, a participé à dix régates nationales et internationales. Sur le plan sportif les objectifs sont précis : recruter un maximum de minimes/cadets, amener plus de rameurs en équipe de France, avoir plus de résultats aux championnats de France.°_°°_°°_°°_°°_°°_°°_°°_°°_°°_°°_°°_°°_°°_°°_°°_°°_°°_°°_°°_°°_°°_°°_°°_°°_°°_°°_°°_°°_°°_°°_°°_°°_°°_°°_°°_°°_°°_°
Plus??
cnmeaux.aviron (Site du club)
rameur77